mercredi 8 mars 2017

Une belle critique de la lecture musicale

Lisez le petit billet de Phil. Gaussent


Je cite la fin "Le décor, sobre, était simplement composé du choix judicieux d’une magnifique sculpture de Patricia Denimal, mais aussi d’un piano droit d’où la musicienne Françoise Samarcq accompagna avec sensibilité les paroles des deux comédiens. Une belle réussite pour cette première, d’ailleurs le public ne s’y est pas trompé en saluant la performance par de longs applaudissements… "

mercredi 1 mars 2017

Les Rumeurs du Mississippi

Sortie en librairies fin Mars


En dédicace le Samedi 25 mars de 14 à 16heures au Salon du Livre de Paris
Parc des Expositions Pte de Versailles
STAND P68

mercredi 11 janvier 2017

Prochaine création


Résumé
La pièce se déroule en un lieu unique, l'atelier de Camille Claudel,  le matin du 6 décembre 1905. La veille, une exposition rassemblant des oeuvres majeures de l'artiste a eu lieu, avenue de la Madeleine, dans la galerie d'Eugène Blot. Camille, qui a 41 ans, mène une existence misérable. Elle souffre, depuis plusieurs mois par intermittence, d’un délire de persécution. Depuis l’automne, elle est atteinte d’une bronchite sévère.
Son frère, Paul — alors consul de France en Chine — et plusieurs de ses amis craignent pour sa vie, d'où l'idée de Blot, son galeriste, d'organiser cette "rétrospective". 
Ce matin-là, Paul vient visiter sa sœur pour la raisonner afin de mettre fin à ses folies. Cela fait plus de cinq ans qu’ils ne se sont pas trouvés en tête à tête. 
Ensemble, ils vont évoquer le passé, leurs amours difficiles, discutent d’art, de spiritualité. Paul s’ouvre à sa sœur de ses tiraillements entre sa foi, son besoin de création et ses désirs charnels. Ils tentent de renouer les fils de ancienne complicité mise à mal par la liaison entre Camille et Rodin et par le départ de Paul aux USA puis en Chine. Camille lui fait alors une étrange demande : l'emmener avec lui en Orient. Ce voyage aurait-il le pouvoir de sauver Camille de ses maux ? Paul, dans un élan de tendresse, l’envisage. Il promet de lui écrire, de lui indiquer la date du rendez-vous pour les rejoindre, lui et sa femme, au bateau. 
Camille ne reçut jamais la lettre, fut-elle seulement écrite ? 
Ce qui s'ensuit — et que la pièce n’aborde pas — est connu. La jeune femme meurtrie et déçue continua à s'enfoncer dans son délire jusqu'à la folie et son internement en 1913. 
Pour Paul, la reconnaissance de sa poésie et de son théâtre;  pour elle un enfermement de trente ans en isolement dans un asile psychiatrique. De longues années d’oubli avant que son talent soit pleinement reconnu du public. 


vendredi 28 octobre 2016

Avis de parution du recueil de nouvelles Parties Communes

Le nouveau recueil collectif des éditions Antidata, Parties communes, vient de paraître. 


Il est consacré aux voisins, ceux de l'étage d'en-dessous, du pays d'en face, de la table d'à-côté ou de l'arbre le plus proche.
Y cohabitent les auteurs Laurent Banitz, Benoit Camus, Louise Caron, Guillaume Couty, Anne-Céline Dartevel, Jean-Claude Lalumière, Malvina Majoux, Gilles Marchand, Arnaud Modat, Pascale Pujol, Murielle Renault et Christophe Ségas.


Parties communes
12 nouvelles sur les voisins
170 pages
Pour vous procurer le livre, commandez-le à votre libraire : 11,50 €
Editions Antidata

vendredi 23 septembre 2016

Un week-end de dédicace


Salon du livre Vivre Livre à Saint-Ambroix Gardle 12 et 13 Novembre 2016

 salle du Tremplin de 19h-18h00

















Rencontre-Conférence à la médiathèque de Boisset 
 Autour du Livre le 1er Octobre 2016



Dédicace et rencontre 
le Dimanche 25 septembre 2016
au salon du Livre de Vézénobres.



jeudi 22 septembre 2016

Dédicace au 1er Automne du livre

Salon du livre Samedi 24/9/2016

à Saint Martin de Valgalgues

Espace George Brassens

de 10h00 à 18 h00

jeudi 8 septembre 2016

vendredi 2 septembre 2016

Mes prochaines rencontres-dédicaces

Invitée pour dédicacer mes ouvrages.


Salon du Livre et Bibliothèques De Cèze-Cévennes le 17 septembre, 
1er Automne du livre à St Martin de Valgargues.
Le 25 au salon du Livre de Vezenobres,
Rencontre-Conférence à la médiathèque de Boisset dans Autour du Livre le 1er Octobre : Thème Le lecteur et l'auteur face aux personnages: vision identique ou contradictoire.


lundi 22 août 2016

Nouvelles des textes en chantier


Ecrire pour le théâtre c'est aussi de l'écriture. Une autre écriture qui nécessite la prise en compte de la voix du comédien, 
du rythme de la phrase de la sonorité des mots.


 " A une encablure du Styx"

Cette pièce actuellement en chantier est un questionnement sur les passions- le foot pratiqué à haut niveau et la vie avec une femme -, l'accident qui met fin brusquement à la vie normale et ce qui suit. Qui décide de ce va advenir d'un jeune homme en état végétatif? Le conflit est de taille entre la mère et l'épouse.

Synopsis

Un homme jeune, Matt, footballeur dans un club plein d’avenir, se retrouve tétraplégique et dans un état végétatif après avoir reçu un mauvais coup de la part d’un supporter à la fin d’un match décisif.
La vie d’avant l’accident, Matt nous la livre : sa passion pour le sport, son amour possessif et jaloux pour Cathy son épouse, une folie qui va le pousser à commettre un geste irrémédiable.
Ce qui se passe après l’accident est vécu par Cathy, son épouse, Hélène sa mère et le médecin réanimateur.  
On assiste au conflit entre deux personnalités celles de la Cathy et d’Hélène qui s’opposent sur la décision à prendre concernant Matt, car le cœur  de Matt un an après l’accident continu de battre, il respire sans assistance, mais son cerveau ne répond pas aux stimuli extérieurs.
Faut-il arrêter d’alimenter artificiellement Matt comme le souhaite sa compagne ou le maintenir en vie dans cet état végétatif, sans espoir de récupération, comme le souhaite sa mère. Tout geste pour le conduire à la mort est du domaine de l’euthanasie et en infraction avec la loi.
La médecine peut-elle arbitrer, suggérer, aider les proches comprendre, prendre la décision de cesser les soins, faire davantage ?

mercredi 13 juillet 2016

Première Approche

Une matinée consacrée à un laboratoire de la mise en scène

Au conservatoire d'Avignon 

Mardi 12 Juillet

Le principe, 3 auteurs, trois metteurs en scène, cinq comédien(nes)
Parmi les trois. 

"Comme un parfum d'épices dans mes odeurs de menthe"Louise Caron

Résumé 



Cette pièce est construite comme un tryptique. Ce n’est qu’après avoir ouvert les deux premiers volets que le tout se dévoile

Premier volet, Bagdad en 2007, la ville est en ruines et les morts civils se comptent par milliers. 
NaÏm, artiste pacifique décide de s’engager dans la lutte contre l’occupation américaine, après que son père a été massacré. Sa fiancée Sohrab tente de le dissuader sans y parvenir. Elle va le suivre dans cette lutte armée en dépit de ses convictions. Sa mère essaye de l’en empêcher.

Deuxième volet, changement de continent. Nous sommes en périphérie d’une petite ville pauvre du Sud des USA en 2009, sur le campement d’un cirque.
Miréla, une jeune Rom, trapéziste dans le cirque ambulant familial, rencontre un Homme de main de la Mafia envoyé à la recherche d’un des oncles de la jeune fille, tricheur notoire. Miréla voit dans cet Homme une porte de sortie à sa condition minable. Comment convaincre cet homme de l’emmener loin de là, pour qu’elle accomplisse son destin ? Elle va tenter la séduction, et lui donner rendez-vous le soir après le spectacle au bord du marais.

Le dernier volet réunit tous les personnages. 
L’action se situe devant le ranch de la mère de Niko. Niko est un ancien soldat des Marines rendu psychotique par la guerre. Il est la clé de l’histoire. Le passé s’expose au travers de flash-backs, réalité ou cauchemars dans lesquels résonnent les mots des morts et des vivants. Autour de Niko, Sohrab et Miréla reviennent le hanter chacune à sa manière, femme, tentatrice, destructrice, rédemptrice.
Ce n’est qu’à la toute fin lorsque les pièces du puzzle sont enfin rassemblées que le drame nous est révélé.
Ces destins croisés s’inscrivent bien malgré eux dans la société et l’Histoire majuscule qui les broient.


Dans chaque volet, le personnage d’une mère. 
La mère de Sohrab, qui préfère ses fils, et souhaite à sa fille un mariage traditionnel.
La mère de Miréla, forte en gueule qui doit faire marcher les affaires.
La mère de Niko qui a toujours surprotégé son fils, qui est prête à tout pour couvrir ses pires actions. Quelle est la responsabilité des mères dans la reproduction des schémas établis ?  
































vendredi 17 juin 2016

Les activités Avignonnaises 2016




Je lirai le Dimanche 10 Juillet à 10h00 à Présence Pasteur rue du Pont Trouca, avec Michel Caron de la Cie T2A mon texte Folie, un autre mot pour amour, ma rhapsodie Claudel.


Mardi 12/07 10h00-13h." Amphithéâtre Mozart.
Le Mardi 12, au Conservatoire d'Avignon, amphithéâtre Mozart, sera présenté dans "Première Approche" organisé par les EAT, une mise en espace de ma pièce "Comme un parfum d'épices dans les odeurs de menthe " éditée à La Librairie théâtrale (coll. Ecritures d'Aujourd'hui) Commande en ligne sur le site de l'éditeur.
Cette manifestation permet d'assister aux premières bases de travail entre un metteur en scène et des comédiens qu’il ne connaît pas, quand ces derniers ignorent encore jusqu’au dernier instant le rôle qui leur sera attribué. Une capture à vif pour tous les curieux du théâtre de bout en bout ! Avec la complicité des auteurs concernés et des comédiens qui se prêtent au jeu, il s’agit de donner à voir et à entendre les premiers .



Mise en espace Jean-Luc Palliès metteur en scène avec les comédien(e)s du collectif à Mots Découverts s’en empareront 

vendredi 3 juin 2016

Critique contradictoire sur Parlons Livres

Format Kindle ou E-pub 

Lire les articles par Ramette et Langue Déliée

"L’image de l’escalier qui a été choisi pour la couverture du e-book reflète bien l’idée de marches à gravir, parfois on imagine bien le personnage descendre quelques marches avant de remonter. Quelle porte va-t-elle ouvrir ? Qui se trouve derrière ? Va-t-elle sauter le pas ?
Des vies brisées par des doutes, des désamours qui conduisent à des souffrances. Le mot « mésamours » (dans le sens de mauvais amours) m’est venu au cours de ma lecture, tous les membres de cette famille se sont mal-aimés.
La trame de fond c’est  l’amour sous toutes ses formes. L’amour entre deux êtres, l’amour maternel ou paternel, ou celui d’un médecin et ses patients. Amour de la vie… ou amour pour la vie, pour toujours…"
 Ramette


Les thèmes abordés sont variés. Ils parlent des femmes, du deuil, de l'absence, de la jalousie, de la construction de soi, de l'amour, de la haine, de la lâcheté...
L'écriture générale du livre est à peu près le même pour toutes les parties. Franche. Sèche. Directe. Brutale. Elle représente très bien les personnages et leurs histoires. 
Le vocabulaire est choisi avec soin et recherché. C'est agréable à lire. 

Le titre quant à lui ne correspond pas tout à fait à l'idée qu'on peut se faire du livre. On pourrait s'attendre à une histoire dans le présent avec un enchainement de mensonges et de l'action. Or, ici nous sommes plus dans l'introspection, la douleur, des vies gâchées même ci les mensonges en sont très présent dans le livre on ne le ressent pas ainsi. On est dans la conséquence de mensonges et non le l'action de mentir."
Langue déliée

mercredi 1 juin 2016

Avis d'une lectrice /autrice sur la Spirale des mensonges

Quelle spirale!


Je viens de lire le livre de Louise Caron. Dans les méandres d'une histoire familiale, entre Paris, Bréhat (mais bordel qu'est ce qu'elles ont toutes avec Bréhat?!), et les Cévennes (Jo ;) ). Un peu comme si on avait des albums photos, une cam et un paquet de lettres. Sauf que non, en fait!

Des personnages dessinés sans concessions. Eleonore arpente des rues et sa vie, d'un même pas d'un bout à l'autre de ses journées, rythmées de rencontres et de divagations. Des divagations, sous forme d'une conversation entre plusieurs vies, celle de maintenant, d'hier, celle que l'on aurait pu rêver, celle avortée, recroquevillée, des vies d'ici, et d'ailleurs. Des vies qui discutent entre elles, d'une journée à l'autre, et pour finir par se rassembler à la fin. Un roman qui se lit d'une traite, afin, de reconstituer l'histoire de toutes ces vies.

Les Days  sur Amazon


lundi 16 mai 2016

Un avis d'une bloggeuse

Sur le recueil de nouvelles Des îlots d'errance



Avis de Nicole de Bodt
" Louise Caron est une auteure que je lis toujours avec beaucoup de curiosité et de plaisir pour son approche humaine du monde dans lequel nous évoluons. Avec ces trois nouvelles, elle nous plonge dans l’univers de l’humain et la complexité des choix qu’il est amené à faire durant sa vie. Il l’est fait en fonction de sa personnalité, de son passé, du contexte et des enjeux. Au travers de ses trois personnages, Louise Caron nous fait vivre ces moments de questionnements et d’options. Nous les cotoyons et évoluons avec eux dans leurs réflexions et sur les chemins qui les mèneront là où ils ont choisi d'aller. Ont-ils fait les bons choix ? 
Un moment lecture qui ne laisse pas indifférent et qui invite à l’introspection. Je sais que Louise Caron travaille sur l’écriture d’un nouveau roman, je la lirai certainement avec le même intérêt."

vendredi 15 avril 2016

Mise en maquette des Pavés de Syntagma aux Mardis midi








Mardi 12 Avril à midi présentation par la Cie du Rêve mobile de la maquette de la pièce m.e.s Sévane Sybesma.
Maquette très aboutie avec  Benoit Hamelin, Béatrice Vernet, Olivier Bourdrand, Dimitra Kontou MMaximilien Neujahr

Benoit Hamelin dans le rôle d'Athéna La Vieille.



Olivier Bourdrand dans le rôle d'Alekos, du gardien de prions et de Nikos





Sévane Sybesma et Louise Caron







Réflexions de l'auteur 




Les Mardis midi du Théâtre 13/Seine sont proposés par une association A.2M (Association pour les mardis midi) soutenue par les EAT.


C'est la rencontre du texte d'un(e) auteur contemporain avec un(e) jeune metteur en scène qui a choisi ce texte-là et pas un autre parmi les textes lauréats du Comité de lecture des EAT.



L'histoire commence par "Il était une fois" c'est logique pour une histoire.
En décembre 2014, j'avais envoyé ma pièce "Les pavés de Syntagma" au comité  de lecture des EAT, comme on jette une bouteille à la mer. En effet, écrire pour le théâtre n'offre guère de débouchés, à part écrire pour sa propre Cie, ce qui prive d'auteur d'une dimension supplémentaire : le regard extérieur, l'appropriation de ses mots par une autre personne. Ce que j'appelle la quatrième dimension.

Fin mars, le texte est sélectionné par le comité de Lecture Tous public. 


Quelques jours plus tard, les EAT me demandent si je suis d'accord pour que ce texte soit présenté à des metteurs en scène émergents. Je suis ensuite contactée par Sévane Sybesma finaliste du Concours Jeunes metteurs en scène du Théâtre 13 en 2014.
Elle me dit avoir eu un coup de coeur pour le texte et désire le mettre en maquette.

Commence alors un échange de mails. Puis une rencontre en Octobre 2015 à Paris. Une autre avait été programmée le 14 novembre 2015 afin de rencontrer les acteurs qui travaillent avec elle sur le projet. Hélas, le 13 novembre des attentats meurtriers ensanglantent Paris.
On annule.
Après nous avons travaillé en concertation, par téléphone ou par mail.
Dès le départ, je lui ai exprimé mon désir de la laisser libre de ses choix. 
Ces échanges furent enrichissants sur le plan humain et artistique.

La maquette que Sévane nous a présentée était très aboutie. En elle-même, elle constitue un vrai spectacle. Pas besoin de lourds décors, de machineries, d'autres choses pour que vivent mes mots et qu'ils agissent émotionellement  sur les spectateurs. 

Des bruitages et quelques compositions musicales, la voix superbe de Dimitra Kontou donnent à l'ensemble un décor sonore suffisamment fort pour que chacun  soit emporté.

Sévane Sybesma montre dans cette mise en maquette un vrai sens du tragique. Ce sens trop rare aujourd'hui, présent chez quelques metteurs en scène comme Jean Bellorini ou Marie Lamachère. 

Elle sait ne pas en faire "trop". Elle évite l'écueil du rouge sur rouge dans la direction de ses acteurs. Le tragique de texte est souligné par la légèreté enivrante et juste de l'interprétation de ses comédiens talentueux. 

Réflexions de la metteur en scène

Ce fût une chance de pouvoir lire et découvrir une pléiade d'auteurs contemporains vivants et de les mettre en voix. 
Je me suis prêtée pour la première fois au jeu de la maquette et m'y suis engagée au même titre qu'une vraie mise en scène. 
Ma première ambition était de faire entendre le texte, tout en y apportant un éclairage personnel. Parmi tous les textes proposés, celui de Louise Caron s'est imposé à moi comme une évidence. Sa dimension tragique faisait écho à ma première mise en scène,"Papiers d'Arménie", présentée au Théâtre 13. Sa problématique très actuelle m'a interpellée.  
D'autre part,  c'est toujours très impressionnant d'avoir l'opportunité de rencontrer l'auteur des mots qu'on met en scène. La rencontre avec Louise a été simple et riche. Nos échanges ont nourri mon 
travail de mise en scène.



Quel public pour ce genre de manifestation:

La salle du théâtre 13/Seine était bien remplie, je ne sais pas combien exactement,  mais disons 80 personnes qui ont sacrifié leur déjeuner pour venir là, voir le théâtre advenir. Des relations des comédiens, quelques professionnels (J-L Paliès, L. Doutreligne) mais presque pas d'adhérents des EAT qui soutiennent les Mardis midi ? Elie Presmann, Sylvie Chenus, en tant que responsable du Comité de lecture qui avait sélectionné le texte. Jacqueline Schulz pour l'administration avec la nouvelle stagiaire...  Une ou deux personnes des EAT s'étaient excusées. Moi qui habite le fin fond des Cévennes, il est vrai que je suis coupée généralement de ces activités trop éloignées - toujours à Paris -, et que je suis venue là parce que mon texte était en jeu. Mais les Parisiens, les Franciliens ? Tous étaient-ils déjà engagés dans des répétitions, stages, voyages... ou bien n'est-ce pas symptomatique d'un désintérêt dans une association multiforme, ou de trop d'offres avec des emplois du temps trop chargés ? Nous nous sommes interrogées: est-ce que les auteurs seraient d'indifférents aux l'écritures (éditée aussi bien que scénique) contemporaines ? Je souligne ce point parce que nous l'avons évoqué à la fin lors d'une discussion intéressante avec Louise Doutreligne, Jean-Luc Paliès et Sylvie Chenus. Même si Sévane et moi étions les premières concernées par ce désintérêt, je n'ai pas été la seule à être surprise par ce manque de curiosité pour une auteur et une metteur en scène pas connues (émergeantes,  comme on dit ?), des gens qui ne font pas partie de ceux que les média illuminent de leurs feux ? Manque de curiosité et de reconnaissance aussi vis-à-vis de la sélection du Comité de lecture des EAT.

En revanche, le public des anonymes, ceux qui étaient venus écouter parce qu'ils aiment la découverte sont repartis enchantés, certains avec le texte en poche.

Après tout c'est pour eux aussi que j'écris et que Sévane met en scène. On sait très bien que nul n'est prophète en son pays ainsi en va-t-il d'un tout petit pays : Les EAT. N'y voyez nulle amertume juste un soupçon de regret pour le travail du Comité de lecture, celui des Mardis-midi, celui des comédiens de la metteur et scène.



Extrait de la deuxième partie : La maturité

"Athéna, en robe élégante s’assoit sur le canapé.

— Aujourd’hui, j’ai quarante-quatre ans
Lumière ! Musique maestro !
(Une boule à facettes renvoie la lumière des projecteurs. Un tube de l’année 87 démarre très fort. Athéna se lève et commence à danser jusqu’à épuisement. Elle vient s’asseoir au bord de la scène, les jambes pendantes.)
Les oliviers dont en fleurs.
La chaleur enveloppe la ville de torpeur on est en mai.
La paresse l’emporte sur l’étude, dans la classe les tables ont été repoussées, au tableau noir, en lettres de craie « Happy birthday Mrs Manangilis »
Mes élèves ont apporté un gâteau, des bougies des tas de bougies, trop beaucoup trop,
plus de cent.
Pour eux quarante-quatre ans c’est l’infini des jours, ils se fient aux rides aux cernes à la voix fêlée comme un vieux vase crétois, font-ils la différence entre Médée et moi ?
Pas sûr.
Ils m’interrogent comme si j’étais née aux temps antédiluviens, contemporaine de Io et de Poséidon.
(Elle danse)
Et comment c’était madame à l’époque — entendre dans la nuit des temps — à l’époque où il fallait combattre pour la liberté.
Était-il effrayant ce Papadopoulos
Avait-il vraiment des lunettes noires
Mon père dit qu’il dormait avec
Il déconne ton père les posait sur la table de chevet comme tout le monde
Est-ce lui qui torturait les opposants
Riait-il quand ils demandaient grâce
N’importe quoi ! z’encaissaient sans causer
Demander grâce ? T’es dingue z ‘étaient pas des lopettes les vieux
Paraît qu’il raffolait des yaourts bulgares, des fraises tagada, des grenouilles, des pines de cheval…
L’avez-vous vu Madame
Croisé
Marchait-il avec une canne
Mâchait-il du chewing-gum
En public se curait-il le nez
Boitait-il
On dit qu’il n’aimait pas les femmes
Qu’il était pédé
Ressemblait-il à un ogre ou à Michaël Jackson
Était-il malingre gras moustachu imbécile
On dit Madame qu’ils vous ont mise en prison
(Un temps. Elle s’assoit.)
Leur parler de moi n’a pas de sens mon arrestation fut une erreur, je préfère parler d’Andréa, des chars gris des bottes cirées des défilés kakis de la résistance, du bonheur que l’on construit malgré les dictateurs contre eux comme un pied de nez aux uniformes, un bras d’honneur à tous les Papadopoulos de l’univers, un trou d’air qu’on perce dans la chape de plomb avec un tire-bouchon.
Je leur parle du soir où nous avions chanté sur le port les complaintes interdites.
Du procès sans justice qui avait fait d’Andréa un symbole de la génération résistance.

Athéna La Vieille — De cette nuit où il était revenu vivant d’entre les morts.
(Un temps.)
Andréa se méfiait des symboles
Parlant de lui, mes mots étaient des torrents dévalant la pente s’usant sur les rocs s’accrochant aux branches s‘insinuant dans les fentes des jeunes esprits de mes élèves.
Ils m’écoutaient comme un oracle, jamais ils n’avaient été aussi attentifs.

Athéna — Je leur apprends qu’ils ne doivent pas oublier de se souvenir, d’être soupçonneux, de guetter la moindre faille, de juger sur les actes.
Les tyrans se camouflent en général au creux des plis des toges démocrates.
Et je leur parle d’Andréa encore et encore.
Certains qui n’ont pas vingt ans savent qui il était et ça me fait chaud au cœur.
(Elle danse)
On coupe le gâteau on le mange avec les doigts la crème dégouline en larmes vanillées et ça colle aux tables aux feuilles des contrôles aux pages des livres ça fait une barbe mousseuse sur le portrait de Kant une étoile de mer sur le front de Descartes, où est la raison où est la folie la frontière entre les deux.

Athéna La Vieille — Ils voulaient savoir pourquoi j’enseignais la philo et si j’avais des enfants et si j’étais heureuse et si les lendemains chanteraient pour eux.

Athéna — Ils pensent que l’avenir s’ouvre à eux maintenant que la Grèce a rejoint la belle Europe protectrice généreuse celle du commerce des banques de la circulation des biens et des gens.
Libres, libres libres, ils n’ont que cet envol à la bouche mes élèves
Et si
Et si
Et si
Tant de si à la fois
Si…
Ils ont seize ans, la Grèce des bergers s’ouvre au dieu argent.
L’avenir se présente rose sous les auspices des contrats on enterre Marx pour célébrer Fric.
Ils boivent des sodas qui piquent la langue rient de tout de rien.
Ils ont apporté des disques et dansent dans la cour, forment une longue farandole, serpent sinueux d’où montent exubérantes trente voix
Cent voix
La voix de la jeunesse
L’Hymne à la joie
 Beethoven attendri doit se réjouir dans sa tombe de tant de candeur espérante.

Athéna La Vieille — En vingt ans le soleil a terni l'Acropole et blanchi mes cheveux.

dimanche 27 mars 2016

En savoir plus sur l'auteur Louise Caron

Alexandra la responsable de la médiathèque de Saint-Christol les Alès m'avait invitée en Novembre 2015 à animer un thé littéraire à propos de mon écriture et de mes ouvrages.


Elle avait donné une interview sur Radio Interval que je viens de récupérer. Il y a quelques erreurs, je ne suis pas médecin comme elle le dit à un moment et Chroniques des jours de cendre se passe en 2007 mais n'a pas été publié en 2007 mais en avril 2015. Merci à elle pour s'être si bien documenté sur ma vie, mon oeuvre.

 Qui est Louise Caron? 


video

jeudi 17 mars 2016

Sortie chez Librinova de la spirale des mensonges

Sortie numérique, tous formats, Kindle, Epub, pdf...

Téléchargement disponible 3,99 euros
http://www.librinova.com/shop/louise-caron/la-spirale-des-mensonges
et 90 autres plateformes, Amazon, décitre


Avis lecteur: 
L’auteur a une plume aiguisée qui permet de mettre les mots justes sur les sentiments, les sensations. Elle sait retranscrire ce que ressentent ses personnages, si bien que l’on arrive presque à se mettre à leurs places. Les phrases courtes donnent un rythme rapide au récit. Maîtrisée, cette capacité à écrire des phrases brèves évite au roman de se lire de façon hachée. Ici, l’auteur joue avec ce rythme tout au long du roman et donne ainsi l’impression que nous sommes dans l’attente perpétuelle d’une révélation ; attente accentuée par les quelques ellipses placées ici et là. Un dernier point sur la précision des lieux qui ont le mérite de nous permettre de bien les visualiser. Petit avantage si l’on connait les régions citées ! Excellent roman qui touche au coeur et prend aux tripes

lundi 8 février 2016

Dix mois après la sortie de Chronique

Dix mois après sa sortie le roman recueille encore des retours enthousiastes. 

Un COUP DE COEUR pour la bloggeuse de VivreLivre

"Ce roman coup de poing m’a happée, bouleversée, questionnée. Il est de ceux qui habitent ses lecteurs longtemps après en avoir tourné les dernières pages. Et pas uniquement parce qu’il fait écho à une brûlante actualité."
"J’ai ralenti ma lecture pour ne pas la quitter. Pour ne pas lire/voir la chute, entrevue, et qui me ramène à celle du roman de Yasmina Khadra, L’attentat (2005)."

Merci à Blandine. 
La totalité de la critique très argumentée sur le blog.